Bienvenue sur le blog
Conçu avec comme objectif de venir en aide de manière concrète au peuple palestinien, le blog se verra ajouter des liens vers des associations humanitaires qui oeuvrent en faveur du peuple palestinien et spécialement de l'enfance palestinienne et de l'éducation et de la culture. J'espère que vous prendrez plaisir à lire les poèmes et que vous en profiterez pour découvrir les nombreux projets menés. Je recherche des poèmes écrits en français en relation avec la Palestine.
Affichage des articles dont le libellé est gaza. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est gaza. Afficher tous les articles
dimanche 8 juin 2025
NEAMA HASSAN
Libellés :
gaza,
Naema hassan,
palestine,
poétesse
dimanche 25 mai 2025
Fatima
Fatima
L'œil de Gaza
Son arme était un objectif,
une fenêtre grand ouverte
sur un ciel déchiré.
Elle capturait l'éphémère,
le dernier rayon avant l'ombre,
l’instant où le jour se brise
sous le poids des bombes.
« C’est le premier coucher de soleil depuis longtemps »
ces mots, son dernier cliché,
envolés comme les stories
qu’Instagram a effacées.
Dix vies emportées avec elle,
dix éclats de rire ensevelis
sous les gravats d’Al-Touffah.
Mais son regard reste,
fixé sur nous :
« Regardez, c’est ici,
c’est vrai,
c’est Gaza. »
Et le Festival de Cannes
Faty Hô
Pour Fatima Hassouna,la photographe assassinée avec une dizaine de membres de sa famille
mercredi 7 mai 2025
Retour de Gaza
|
Libellés :
gaza,
mouvement de la paix,
palestine
mardi 25 mars 2025
Gaza
Dans les ruelles où le soleil se lève,
les murmures d’espoir dansent dans l’air.
Gaza, terre de résistance et de rêve,
tes enfants portent l’avenir en lumière.
Entre les ombres des murs effondrés,
se dessinent des histoires de courage.
Les rires d’un passé, d’un présent mêlé,
chaque pierre, un témoin, chaque cœur, un sage.
La mer murmure des promesses lointaines,
ses vagues caressent les souvenirs d’hier,
dans le souffle du vent, une force sereine,
Gaza, tu es forte, tu es fière.
Les fleurs poussent même dans la douleur,
les rêves s’élèvent au-dessus des décombres,
Dans chaque regard, une lueur,
Un chant de liberté que rien ne succombe.
Nous chantons la paix en vain,
comme un doux refrain,
A l'unisson, nous joignons nos mains
haut vers le ciel, sereins
Gaza, tu es l’espoir qui ne s’éteint,
dans la lumière de demain.
TH
mercredi 27 mars 2024
Un café pour chats adoucit le quotidien des habitants de Gaza
Après l'intervention criminelle israélienne que reste t-il de ce lieu ?
https://www.youtube.com/watch?v=x90rGRiN888
Pardonne -nous Gaza
Pardonne nous Gaza !
Nous voilà
Prêts à parler en ton nom
T'offrir des poèmes et des slogans
Et faire semblant
Ou donner l'impression
Que nous sommes au moins conscients
Pas comme les autres !
Différents
Et pas insouciants
Sais-tu ?
Parler en ton nom maintenant
Est comme le silence
L'indifference
Lâcheté et trahison !
Nulle voix
Ne peut s'élever
Au dessus de ta douleur
Des cris asdourdissants
de tes enfants,
errants sur tes décombres ,
entre les ruines de leurs maisons,
détenus dans cette grande prison,
gardée par la complicité des voisins craintifs
Et le déluge de feu qui poursuit leurs corps chétifs
Enfants , meurtris, abandonnés de tous dans un monde stupide et naïf.
Pardonne nous Gaza !
Rien n'a pu arrêter
Rien ne va arrêter
Le grondement des avions
Le fracas des canons
Le cliquement des armes
La rage des assassins
Qui prenent d'assaut
écoles et maisons
Assassinent femmes et enfants
Et dans les hôpitaux décapitent
médecins et patients
Même les tombes !
Les tombes aussi n' échappent pas aux sacrilèges des démons
Ils font la guerre aux morts comme aux vivants .
Et nous dans tout ça ... Rien ..
Que de simples cadavres ambulants !
Sommes-nous morts ou vivants ?
Pardonne nous Gaza
Nulle voix ne peut s'élever
au dessus de ton arme de défense sacrée
De la voix du martyr qui fredonne à tue tête l'hymne de liberté
de la colère des braves qui défie un monde déchu
Et les taitres si nombreux qui le suivent sans dignité ,
Têtes baissées .
Malika Challal
Shoah à Gaza
Shoah a Gaza
Dans les rues de Gaza, les cris retentissent,
Échos sourds d'un monde qui ne consentit,
Au silence complice, aux rois qui règnent sans fin,
Déshabillons-les, montrons leur vrai dessein.
Poètes, vos mots doivent briser les chaînes,
Révéler l'horreur, dénoncer la pire des peine,
Du peuple opprimé, sous le joug des pouvoirs hybrides ,
Du sionisme brutal, qui sème le pire des génocides.
Que vos vers soient des armes, des lances affûtées,
Contre l'indifférence totale , et contre la sauvage cruauté,
Décrivez la douleur des femmes et enfants , les larmes, les cris,
Dans ce monde aveugle où meurt l’humanité et son esprit .
Criez pleurez et écrivez pour choquer et déranger,
La Shoah en cours, mettez vos plumes en danger ,
Déshabillez les rois complices, sur leur trône doré,
Ne méritent que mépris et mort sur un pal perforé..
Poètes, unissez-vous, que résonnent vos voix,
Contre l'oubli, contre l'injustice, contre leurs lois,
Que la poésie soit le cri de la stricte vérité,
Pour que Gaza puisse enfin respirer, c’est mérité
03/03/24
Paris
Yahya Yachaoui هولوكوست في غزة
في شوارع غزة،
تردد الصرخات،
صدى صم من عالم رهيب
الصمت المتواطئ،
والملوك اعلىً عروشهم الذهبية
و لنعريهم لكشف دبرهم الحقيقي.
يا معشر الشعراء
كلماتكم يجب أن تكسر القيود
تكشف عن الرعب، تدين أسوأ العقوبات،
للشعب المظلوم، تحت نير السلطات المتعددة،
والصهيونية الوحشية، التي تبذر أسوأ أنواع الإبادة الجماعية.
لتكن أبياتكم أسلحة، رماح مسننة،
ضد اللامبالاة التامة، وضد القسوة الوحشية،
صفوا ألم النساء والأطفال، الدموع، الصرخات،
في هذا العالم الأعمى الذي يموت فيه الإنسان وروحه.
اصرخوا وابكوا اكتبوا لتصدموا وتثيرون وتنزعجوا،
الهولوكوست مستمر، ضعوا أقلامكم في خطر،
كشفوا عن الملوك المتواطئين، على عرشهم المذهب،
لا يستحقون إلا الازدراء والموت على نصل مثقوب.
يا ايها الشعراء، اتحدوا، ليتردد صوتكم،
ضد النسيان، ضد الظلم، ضد قوانينهم،
لتكون الشعرية صرخة الحقيقة الصارمة،
حتى تتمكن غزة أخيرًا من التنفس، إنها تستحق.
يحيى يشاوي
باريس 24/03/03
mardi 18 mai 2021
L'enfant de la guerre
L’enfant de la guerre
Un monde? quel monde !
Immonde .
Où l’enfance est une terreur et une maltraitance .
La guerre est un calvaire,
La guerre me met en colère.
Dans ma tête c’est une bombe nucléaire .
La nuit c’est une autre histoire ,
j’arrive plus à dormir, j’ai peur.
Dans ma tête, il fait tout noir,
la nuit, oui,
des ennuies.
Est ce que demain serais-je encore en vie?
De toute façon, je n'ai plus envie.
J’ai perdu mes frères,
mon père et ma mère.
J’ai un goût amer.
Ma vie est un enfer
Je suis vénère,
Choquée.
Chaque jour est un drame
qui se trame,
Des maisons qui crament .
J’entends plus rien,
j’ai mes oreilles qui sifflent.
Non ce n’est pas une alarme,
c’est le bruit des armes.
Ça me manque le calme .
Quelle déception!
On est qu’une diversion.
je ne trouve plus de direction,
on n'est plus en protection.
Je suis un enfant de la guerre.
Oui chez moi, je n’ai plus d’abri
à cause des fusils,
en plein air
comme des bougies.
oui c’est la magie.
Maman! Reviens,
j’ai faim,
je veux des câlins.
Où est mon coussin?
regarde ce que je deviens.
Je deviens zinzin.
La guerre est sans FIN.
◦
Maazouzi Fatima
Libellés :
enfant,
gaza,
guerre,
maazouzi fatima,
palestine
dimanche 13 août 2017
The World Narrowed
The World Narrowed
The world narrowed to a single point.
The war, the wars, a single point.
The Iraq Palestine Gaza sexism occupation
all that blurred to nothing.
“My back is broken.” The last words Rachel Corrie ever said.
I dropped my phone
took her head in my hands to stabilize her spine.
Nearby the bulldozers and tanks were driving.
The land scraped clean of homes,
a steel wall instead.
The world, my world, narrowed to just four people.
I held Rachel’s head.
On her right and left Greg and Will knelt beside her,
three friends told her we loved her
how awesome she was
she was going to be ok.
I observed the thin skin around her eyes and ears blackening with blood
from the bleeding in her brain.
at that moment there were just four of us in the world,
and one was dying as we held her.
This is the detail in every statistic.
A world narrowed in.
People holding their loved ones
their soft flesh
the hard metals of war
From the words of my friend Alice Coy
Libellés :
anglais,
gaza,
Henry Bell,
Rachel Corrie
Maysam
MAYSAM
Ten-year-old Maysam from Gaza speaks
in English on YouTube, says, I’m still
alive and I’m not
terrorist. She smiles,
recites her lines in a sing-song manner
as if rehearsing for a school play
with the word kill in it,
shakes her head on the word not,
waves on hello! and bye!
as if waving to her mother
who is watching in the audience,
as if she could persuade
young Israeli women who tweet
stinking Arabs may you
die amen.
( Zeina Hashem Beck )
Zeina Hashem Beck is a Lebanese poet whose poetry collection, titled To Live in Autumn (Backwaters Press, 2014), won the 2013 Backwaters Prize. Follow her on Twitter: @zeinabeck or on Facebook.
Libellés :
anglais,
gaza,
Zeina hashem beck
Gaza mothers soothe their kids
Gaza mothers soothe their kids
by telling them fireworks are beautiful
be brave and laugh it’s the TV I am going to turn it off
when there is bombing I hug them and cry
in one room without windows playing cooking watching
cartoon movies on TV if there is electricity
my oldest Ahmed he’s old enough to understand
not fireworks or the neighbors cleaning the rug
( Zeina Hashem Beck )
Found poem for Gaza, based on an article in Baraka Bits
Inside out
INSIDE OUT
For Gaza, July 2014
people inside out
on the streets in their loved ones’
arms people screaming
in football stadiums
my friend’s mom in Gaza is cheering
for Brazil and Holland
all that orange
burning almost
a sunrise all that
smoke
there’s an old woman
who dies holding
her spoon waiting
for iftar
which comes but so do
the rockets
and the news
Brazil loses to Germany 7-1
ABC News confuses Israel and Palestine
the whole dichotomy
occupied/
occupier inside
out
out
Holland loses
a girl not yet
one
wrapped in a flag
flags wrapped
around cars necks shoulders heads
in Gaza God
is the eyes
of a little doll kicked
among the rubble
eyes follow a ball
kicked in mid-air
a roof collapses
houses inside out
one bride postpones
her wedding
the game goes into
extra time
shelters there are no shelters
shield yourself with
your hands your voice
i haven’t slept since
yesterday writes Anas go ahead
and bombard july 13th
he dies the next day
a player kisses a trophy
his wife his son
a mother
kisses a dead child
grief inside out
is resistance
the crowds wave
at the victorious team
a whole family stands
on the roof waving
at the enemy’s planes
For Gaza, July 2014
people inside out
on the streets in their loved ones’
arms people screaming
in football stadiums
my friend’s mom in Gaza is cheering
for Brazil and Holland
all that orange
burning almost
a sunrise all that
smoke
there’s an old woman
who dies holding
her spoon waiting
for iftar
which comes but so do
the rockets
and the news
Brazil loses to Germany 7-1
ABC News confuses Israel and Palestine
the whole dichotomy
occupied/
occupier inside
out
out
Holland loses
a girl not yet
one
wrapped in a flag
flags wrapped
around cars necks shoulders heads
in Gaza God
is the eyes
of a little doll kicked
among the rubble
eyes follow a ball
kicked in mid-air
a roof collapses
houses inside out
one bride postpones
her wedding
the game goes into
extra time
shelters there are no shelters
shield yourself with
your hands your voice
i haven’t slept since
yesterday writes Anas go ahead
and bombard july 13th
he dies the next day
a player kisses a trophy
his wife his son
a mother
kisses a dead child
grief inside out
is resistance
the crowds wave
at the victorious team
a whole family stands
on the roof waving
at the enemy’s planes
( Zeina Hashem Beck )
![]() | |
| Gaza_18092014_AnnePaq_activeStills |
Libellés :
anglais,
gaza,
Zeina hashem beck
vendredi 21 juillet 2017
Ziad Medoukh, le poète militant
Il est oh combien difficile de vivre dans une prison à ciel ouvert dans laquelle sont parqués 2 millions d'ETRES HUMAINS subissant l'un des pires embargos depuis bien trop longtemps. Punis pour avoir "mal votés", les habitants de Gaza gardent toujours l'espoir de lendemains meilleurs. Ziad Medoukh , directeur du département de français de l'Université de Gaza, poète, homme de paix, actif dans tous les domaines pour aider son peuple à survivre malgré les privations, l'enfermement, les bombes et la mort au bout du chemin.
Très actif dans les réseaux sociaux, il est un témoin précieux de la vie à Gaza, notre interlocuteur privilégié pour maintenir le contact avec la population gazaouite.
J'ai voulu partager son dernier article ici afin de le soutenir dans ses différentes et nobles actions en faveur de la paix.
Activités et actions de Ziad Medoukh à Gaza en Palestine
Universitaire et chercheur reconnu
Témoin de Gaza et de la Palestine
Ecrivain et poète d'expression française
Conférencier infatigable pour la Palestine dans les pays francophones.
Il mène des activités de bénévolat
Il donne espoir aux jeunes de Gaza
Il apporte la joie aux enfants de Gaza
Il tient beaucoup à la solidarité internationale
Il résiste par la culture, l'éducation et la non-violence.
Ziad Medoukh : la voix de la paix palestinienne au monde francophone
Ziad Medoukh: message d'espoir au cœur de la douleur.
Amitiés de Gaza la vie
https://youtu.be/z9TdBb3seO8
Très actif dans les réseaux sociaux, il est un témoin précieux de la vie à Gaza, notre interlocuteur privilégié pour maintenir le contact avec la population gazaouite.
J'ai voulu partager son dernier article ici afin de le soutenir dans ses différentes et nobles actions en faveur de la paix.
Activités et actions de Ziad Medoukh à Gaza en Palestine
Universitaire et chercheur reconnu
Témoin de Gaza et de la Palestine
Ecrivain et poète d'expression française
Conférencier infatigable pour la Palestine dans les pays francophones.
Il mène des activités de bénévolat
Il donne espoir aux jeunes de Gaza
Il apporte la joie aux enfants de Gaza
Il tient beaucoup à la solidarité internationale
Il résiste par la culture, l'éducation et la non-violence.
Ziad Medoukh : la voix de la paix palestinienne au monde francophone
Ziad Medoukh: message d'espoir au cœur de la douleur.
Amitiés de Gaza la vie
https://youtu.be/z9TdBb3seO8
vendredi 4 novembre 2016
Le vagabon Palestinien
Au milieu de la destruction, de la subversion et du ravage
Je crie, enfants massacrés et femmes assassinées nuit après nuit
Il y en a si tant tuant dans des carnages abattage
Je médite sur ces massacres puis je m'enfuis
Mes larmes brûlantes coulent sur mon visage
Un enfant qui voit ses parents déchiquetés devant lui
Tombés sur le terrien d'une façon sauvage
Ma main sur la gâchette, je continuerai à résister
Pour supprimer votre fausse existence
se vengeant des innocents torturés, victimes de violences
Etant dénuée d'humanité et d'affabilité
Notre âme restera malgré vos tortures
Malgré vos missiles qui fendent même les murs
Malgré vos guerres monstrueuses qui durent
Malgré tous les pays qui prétendent de la paix pur
Qu'est-ce que vous avez fait pour moi?
Dites-moi, dites-moi…
Pour me donner le moindre espoir vie et pour protéger mes droits
Dites-moi, dites-moi…
Qu'avez-vous fait contre cette armée qui dépasse toutes les lois?
Dites-moi, dites-moi …
Je ne sais plus, si c'était votre crime ou ma foi
Quand allez-vous vous réveiller cette fois?
Dites-moi, dites-moi …
Pourquoi vous fermez vos oreilles devant ma voix?
Dits-moi, dites-moi…
Pourquoi vous mettez les obstacles devant ma joie?
Dites-moi, dites-moi…
De quel droit vous permet de tuer l'innocence?
Dites-moi, dites-moi…
Vous massacrez les enfants au noms de la défense!!
Dites-moi, dites-moi…
vous voulez après tous ces vandalismes que je me soumette à vos ordonnances!!
Dites-moi, dites-moi …
?! Jusqu’à quand garderez-vous vos yeux fermés devant ma souffrance
Dites-moi, dites-moi …
Où est la paix qui n'a plus aucun sens?
Dites-moi, dites-moi …
Qui vous fait angoissé et menace votre existence
Dis-leur que je resterai ici et mourrai ici
Dis-leur que j'ai une place sur cette terre
Dis-leur que je vis ma vie malgré cette barbarie
Dis-leur qu'un jour, on entendra l'écho des prières
Dis-leur que notre pays sera illuminé à l'infini
Il ne me reste qu'une lueur :
L'espérance d'une vie pleine de bonheur
Une vie sur ma terre sans guerre
Loin de la mort, de la peine et de la douleur
C'est la vie d'une personne qui est née Gazaouie
Que les terroristes ont spolié sa vie
Son seul crime est qu'il aime son pays
Son rêve a été anéanti
Voilà, ma série est finie!
Jeudi 2 juillet 2015
Inass Abou Zayda
Département de français
Université Al-Aqsa-Gaza
Département de français
Université Al-Aqsa-Gaza
Libellés :
gaza,
inass abou zayda,
poésie
Un cri d'âme
Les pas deviennent lourds, mon corps chétif ne supporte plus
Le sentier est fermé et plein de barrages, je continue
J’avance un peu plus, parmi les démolitions et les ruines
Je crie à haute voix : « pardonne-moi ma Palestine »
Un policier, fusil en bandoulière, me lance : « tu es terroriste !! »
Je lui rétorque que j'ai le droit de vivre et je résiste
Je refuse d'être soumis à vos lois répressives
Je suis désobéissant à vos ordonnances oppressives
Je marche en levant le front sans courber l’échine
le sang coulant dans mes artères est épris de la Palestine
Je suis le seul dont vous méprisiez les droits et la foi
Cependant, je reste debout tel un éclat de soleil dans la grisaille et le froid
C'est moi que vous essayez de toutes les façons de détruire
Bien que je persiste à continuer mon chemin en gardant le sourire
Malgré les barbelés, je porte mon drapeau à bout de bras
Jusqu'au dernier moment, je vous défie, c'est mon droit d'être là
Est-ce parce que je veux vivre dans la dignité que je suis si haïssable ?
Vous massacrez et bombardez puis vous racontez des fables!
Vous assassinez des milliers de gens dans des carnages incroyables
Dites-moi lequel de nous est le bourreau indomptable?
Qui provoque les bombardements dans les tremblements et le vacarme!
Et qui effraye les bambins avec ses armes !
Qui tue l'innocence et spolie l'enfance !
Qui prend pour cible les enfants pendant leurs vacances !
En employant les hélicoptères, les blindés et les canons!
Tandis qu’avec mes propres mains je défends ma maison
Pourquoi ôtez-vous à ces petits innocents la jouissance de l’existence?
Pourquoi vous remplissez leur vie de peines et de violence
Il m'a répondu avec colère: « arrête de jaspiner et de bavarder
Ici, c'est notre terre, vous n'êtes que des étrangers »
Ses mots m'ont rappelé ce que mon grand-père m'a raconté
Lorsque tout le monde depuis longtemps nous a abandonnés
Nous a laissé défendre tout seuls la terre, triste réalité!
Puis ils nous ont offert un morceau de pain et un verre de thé
Vous prétendez éprouver de la compassion et de la charité?
vous êtes les plus éloignés de l'humanité
On n'a besoin ni de votre aide ni de votre pitié
Vous faites tout cela au nom de la justice et de la paix pure!
Vous réclamez de soutenir les Palestiniens, mais derrière les murs!
Vous regardez notre souffrance sans bouger, une vérité dure!
Restez plongés dans le sommeil et prenez votre sieste comme tous les jours
On ne veut même pas entendre vos murmures
Le jour de la libération est très proche, j’en suis sûr
Et le Palestinien courageux qui va libérer la Palestine, je vous jure
M’a dit: « chut, sinon je te tue, j'en ai marre »
Je me suis réveillé, apeuré, c'était un vrai cauchemar
Qui s’empare de moi chaque nuit, je suis tourmenté
Ton absence, ma Palestine me déchiquète, je suis peiné
J'ai envie de marcher dans tes rues et saisir la terre pleine de liberté
sans m'arrêter sur les frontières par les soldats qui manquent de sensibilité
sous prétexte qu'ils veulent vérifier ma carte d'identité
où il est écrit en haut que je suis palestinien plein de vitalité
Je le dis avec beaucoup de bonheur et de fierté
Je n’ai plus rien, tout est perdu, il ne me reste que la dignité
Regardez! Je suis le palestinien qui refuse de se plier aux diktats en toute humilité
Ne t'inquiète pas ma fleur, demain on chassera tous les israéliens
Pour affirmer qu'on est tous sur cette terre des Palestiniens
Et dire au revoir à la tristesse, et aux chagrins
Les enfants vont jouer dans tes rues en chantant des refrains
Et on va entendre les you-yous et la voix de la joie
Et vivre dans le bonheur, en paix et en sécurité avec toi.
Mercredi 6 janvier 2016
Inass Abou Zayda
étudiante-département de français
Gaza-Palestine
étudiante-département de français
Gaza-Palestine
Libellés :
gaza,
inass abou zayda,
poésie
mercredi 7 septembre 2016
GAZA
Mère:Palestine
Père : le monde
Agée comme la Terre
Profession : survivre
Là-bas
chaque jour un homme
Et une femme qui voit en lui,
comme toutes les femmes de la Terr,
un être cher et beau,
un homme ensanglanté
qui gît sur une civière
au lieu de grandir et de vivre
comme tous les enfants de la Terre.
Gaza crie :
« Mon ventre, porteur de vie,
déchiqueté
comme le corps de mes parents,
le corps de mes frères
et de mes enfants.
A la place des cadeaux
sous le sapin,
leurs corps
empaquetés dans le papier cadeau de la
mort.
A la place des guirlandes qui illuminent
les rues du monde,
mes rues sont éclairées
par les bombes.
A la place de l’eau,
des robinets,
coule le sang de mes adolescents.
Même les rats, dans ma maison,
ont faim et soif.
Destruction,
destruction,
hurlements,
hurlements,
Mais ils ne parviennent pas
aux oreilles du Ciel,
en congé pour les Fêtes.
Ni aux yeux des prophètes,
en train de regarder
un match de foot.
Et moi,
j’agonise,
j’agonise
et personne ne s’en soucie. »
Maram al-Masri
Publié dans : « Les Ames aux pieds nus ». Le Temps des Cerises, 2009
poétesse franco syrienne
http://maramalmassri.blogspot.fr/
jeudi 4 août 2016
soutien psychologique pour des enfants de Gaza
Gaza
Le jeudi 4 aôut 2016, huit jeunes du Centre de la paix : Abdallah Salama, Abla Bachir, Amani Mdhoun, Aya Kfarna, Malak Shifan, Nour Msbeh, Rasha Bachir, et Youmna Saadllah, ont organisé une séance de soutien psychologique pour les dizaines d’enfants de la ville de Gaza.
Cette activité entre dans le cadre de la deuxième partie de programme de soutien psychologique pour les enfants de la bande de Gaza, commencé en septembre 2014. Elle avait pour objectif de s’approcher des enfants pour leur faire oublier les horreurs de la dernière offensive militaire israélienne.
L’activité qui a duré deux heures s’est déroulée dans le jardin public « Barcelone » de la ville de Gaza dans le cadre du festival « Enfants et été 2016 » .
Les 40 petits participants ont été très attentifs et très intéressés.
L'équipe formée au Centre en septembre 2014, et qui s’occupe de différents centres d’accueil de la bande de Gaza, leur a proposé plusieurs activités.
Avec du matériel scolaire, différents objets et jouets, elle a organisé des activités variées : dessin sur le visage , sur des cahiers et sur le mur, concours, jeux, activités sportives, chansons, musique, échanges, jeu de rôle, animations, expression dramatique et lecture de petites histoires et de bandes dessinées, ainsi que de nouvelles activités d’animation.
En plus de ces activités, les jeunes ont beaucoup écouté les enfants qui ont raconté le déroulement de leur année scolaire et leurs vacances, et les influences des animations proposées par l’équipe du Centre sur leur comportement.
Les enfants présents qui ont suivi avec beaucoup d’intérêts les différentes activités proposées par les jeunes du Centre, ont fortement apprécié cette initiative du Centre de la paix, ils ont oublié leur timidité et se sont bien intégrés dans le groupe.
Les responsables du festival ont remercié les jeunes intervenants pour leur talent, leur patience, leur volonté, et leur créativité, ils ont constaté que les enfants avaient beaucoup changé dans leur comportement après cette séance d’animation.
Le jeudi 4 aôut 2016, huit jeunes du Centre de la paix : Abdallah Salama, Abla Bachir, Amani Mdhoun, Aya Kfarna, Malak Shifan, Nour Msbeh, Rasha Bachir, et Youmna Saadllah, ont organisé une séance de soutien psychologique pour les dizaines d’enfants de la ville de Gaza.
Cette activité entre dans le cadre de la deuxième partie de programme de soutien psychologique pour les enfants de la bande de Gaza, commencé en septembre 2014. Elle avait pour objectif de s’approcher des enfants pour leur faire oublier les horreurs de la dernière offensive militaire israélienne.
L’activité qui a duré deux heures s’est déroulée dans le jardin public « Barcelone » de la ville de Gaza dans le cadre du festival « Enfants et été 2016 » .
Les 40 petits participants ont été très attentifs et très intéressés.
L'équipe formée au Centre en septembre 2014, et qui s’occupe de différents centres d’accueil de la bande de Gaza, leur a proposé plusieurs activités.
Avec du matériel scolaire, différents objets et jouets, elle a organisé des activités variées : dessin sur le visage , sur des cahiers et sur le mur, concours, jeux, activités sportives, chansons, musique, échanges, jeu de rôle, animations, expression dramatique et lecture de petites histoires et de bandes dessinées, ainsi que de nouvelles activités d’animation.
En plus de ces activités, les jeunes ont beaucoup écouté les enfants qui ont raconté le déroulement de leur année scolaire et leurs vacances, et les influences des animations proposées par l’équipe du Centre sur leur comportement.
Les enfants présents qui ont suivi avec beaucoup d’intérêts les différentes activités proposées par les jeunes du Centre, ont fortement apprécié cette initiative du Centre de la paix, ils ont oublié leur timidité et se sont bien intégrés dans le groupe.
Les responsables du festival ont remercié les jeunes intervenants pour leur talent, leur patience, leur volonté, et leur créativité, ils ont constaté que les enfants avaient beaucoup changé dans leur comportement après cette séance d’animation.
Libellés :
centre de la paix,
gaza,
souten psychologique
lundi 25 juillet 2016
Je suis palestinien, et j’ai un rêve
Je suis la dignité d’un peuple colonisé, opprimé, spolié, assassiné en silence, et j’ai un rêve
Je suis la terre volée, déchirée, vampirisée, et j’ai un rêve
Je suis la voix de la résistance et de la clairvoyance, et j’ai un rêve
Je suis la mémoire et les paroles vives de la Palestine, et j’ai un rêve
Je suis les droits inaliénables d’un peuple occupé, et j’ai un rêve
J’habite un peuple digne et débout, et j’ai un rêve
Je suis l’amour de la terre et la lutte pour la survie, et j’ai un rêve
Je suis le pouvoir des mots qui dépasse l’impossibilité d’agir, et j’ai un rêve
Je suis un palestinien qui sait braver son destin et j’ai un rêve
Je suis un palestinien qui hait la haine et j’ai un rêve
Je suis la douleur endurée dans la constance de l’espoir, et j’ai un rêve
Je suis la persévérance d’une population
Qui vit un insoutenable pérenne et j’ai un rêve
Je suis la ténacité d’un peuple phare,
Un peuple dont le monde libre se détourne et j’ai un rêve
Je suis la noblesse d’une cause de justice, et j’ai un rêve
Je suis le citoyen qui a subi toute une histoire lourde et noire, et j’ai un rêve.
Je suis la justice qui ne pourra être étouffée indéfiniment, et j’ai un rêve.
Je suis l’humanité préservée dans l’adversité et le combat, et j’ai un rêve.
Avec force, énergie, foi, et grandeur d’âme, j’annonce ce rêve.
Avec beauté, fierté et espérance, j’exprime ce rêve.
D’une parole brillante et respectueuse, je révèle ce rêve.
De ma terre tolérante de patience et de fraternité, je dis ce rêve.
Sur la colline des oliviers, je clame ce rêve.
Sur les feuilles du printemps, avec le sang qui rougit nos visages, j’écris ce rêve.
Alors que le monde est en cage et muselé, sourd et muet, je dévoile mon rêve.
Avec les mots qui traduisent l’espoir et traversent les murs,
Avec ma poésie, cette arme de paix, je crie mon rêve.
Ma poésie affirme la primauté et l’universalité de l’humain
C’est une poésie d’une force sans pareille
Elle se moque des frontières
Car ils ne peuvent la bâillonner et entretenir la résignation.
Oui, avec ma poésie, je raconte ce rêve.
Même si la paix est inéluctable, je dis mon rêve
Même si l’ignoble est toujours au bout de l’injustice, je décris mon rêve
Même si l’actualité est brûlante, confuse et irrationnelle, j’exprime mon rêve
De ma prison à ciel ouvert, je parle de mon rêve
Avec des mots intenses magnifiés par les combats, voilà mon rêve.
Mon rêve est lucide et transparent.
Mon rêve est bâti avec patience et humilité.
Mon rêve est l’ultime espoir face aux bourreaux.
Mon rêve renversera les montagnes et traversera le fleuve des années.
Mon rêve dénoncera la sordide et honteuse attitude de l’occupant.
Mon rêve dépassera le sentiment d’impuissance et d’absurdité.
Mon rêve pressent les premières fraîcheurs annonciatrices de notre liberté.
Mon rêve est plus humain que mes geôliers et leurs complices.
Mon rêve sort des ultimes larmes de notre cœur.
Mon rêve s’inscrit dans la pensée universelle.
Mon rêve luit comme une paume laborieuse.
Mon rêve remplit le cœur des opprimés d’une grande joie.
Mon rêve est beau comme l’odeur généreuse du café de nos mères
Et le thé vert, fleuri et délicieux de nos grand-mères.
Mon rêve se fait assassiner tous les jours, sans décence.
Mon rêve souffre pour parvenir à un droit, juste un droit.
Mon rêve est impossible à briser, à faire taire
Car c’est le rêve noble d’un enfant palestinien innocent.
Mon rêve pacifiste ensemence les cœurs.
Mon rêve résiste comme notre branche d’olivier, symbole de paix
Que l’occupant veut déraciner, étouffer et anéantir.
Mon rêve maintient la flamme de la vie et ne cache pas ses espérances.
A ce rêve, coloré du drapeau palestinien,
Ma détermination donnera plus de résonance.
Je voudrai réaliser ce rêve
Malgré les fous et leurs taupes qui cherchent à le briser.
Il est proclamé haut et fort
Malgré le vice israélien parvenu à son paroxysme
Et inspiré par un sentiment exacerbé de toute puissance,
Malgré cette arrogance à vouloir l’écraser.
Ce rêve est chanté par un poème qui ne sera jamais inachevé
Car une plume affûtée écrit ses mots.
Le rêve que je vous annonce les yeux embués s’approche
Ce rêve qui résiste aux oppresseurs, le voici :
Ne pas devenir un cadavre,
Ne pas mourir dans une geôle israélienne,
Ce rêve est que ma terre soit cultivée par les mains et non par le sang,
Que ma Palestine soit libérée du joug des oppresseurs de l’ombre,
Que l’espoir soit à son comble,
Que les lambeaux de la nuit enjoignent
De résister au courroux d’Israël,
Que la paix dans la justice règne,
Que nos jours soient toujours plus lumineux
Malgré les lendemains incertains,
Qu’on en finisse avec les décisions arbitraires, illégitimes et illégales de cet état d’apartheid,
Que les colonies, cauchemar de l’occupation, disparaissent,
Que nos enfants prennent sans crainte le chemin de l’école,
Que les étoiles remplacent dans notre ciel
L’essaim des avions militaires,
Que les rayons du soleil fassent chatoyer nos collines
Que le monde se réveille,
Que les crimes banalisés de l’occupant ne restent pas impunis,
Que le blocus immonde infligé à Gaza soit levé,
Que la violence au quotidien prenne fin,
Que s’effacent les larmes de nos mères,
Que cesse la douleur de mon peuple,
Que le mur de la honte disparaisse,
Que les grandes puissances cessent de cautionner l’impunité de cet état illégal,
Que soient bannis des mots comme :
Occupation, guerre, colonisation et violence,
Que la douce colombe de paix, un rameau d’olivier palestinien dans le bec
Se pose doucement sur l’épaule de notre mère Palestine enfin libérée,
Que la lumière de la paix brille sur notre pays,
Que justice soit faite,
Que nos enfants grandissent dans la paix!
Alors, oui, je rêve d’écrire le poème de la victoire
Mais surtout je rêve
De pouvoir témoigner de la vie et non de la mort.
Ziad Medoukh
Inscription à :
Articles (Atom)







