Bienvenue sur le blog

Conçu avec comme objectif de venir en aide de manière concrète au peuple palestinien, le blog se verra ajouter des liens vers des associations humanitaires qui oeuvrent en faveur du peuple palestinien et spécialement de l'enfance palestinienne et de l'éducation et de la culture. J'espère que vous prendrez plaisir à lire les poèmes et que vous en profiterez pour découvrir les nombreux projets menés. Je recherche des poèmes écrits en français en relation avec la Palestine.
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dimanche 25 mai 2025

Fatima



Fatima




L'œil de Gaza
Son arme était un objectif,
une fenêtre grand ouverte
sur un ciel déchiré.
Elle capturait l'éphémère,
le dernier rayon avant l'ombre,
l’instant où le jour se brise
sous le poids des bombes.
« C’est le premier coucher de soleil depuis longtemps »
ces mots, son dernier cliché,
envolés comme les stories
qu’Instagram a effacées.
Dix vies emportées avec elle,
dix éclats de rire ensevelis
sous les gravats d’Al-Touffah.
Mais son regard reste,
fixé sur nous :
« Regardez, c’est ici,
c’est vrai,
c’est Gaza. »
Et le Festival de Cannes
Faty Hô


Pour Fatima Hassouna,la photographe assassinée avec une dizaine de membres de sa famille







https://fr.wikipedia.org/wiki/Fatima_Hassouna


mercredi 7 mai 2025

Retour de Gaza

 

Catherine Le Scolan, cette médecin élue Rennaise de l'année 2024

Docteure engagée, Catherine Le Scolan sensibilise sur la situation catastrophique à Gaza depuis le 7 octobre.
Fin 2024 elle a travaillé dans la bande de Gaza, entre le 21 novembre et le 5 décembre. Ses différentes actions en faveur des Gazaouis lui ont permis d'être élue Rennaise de l'année par les lecteurs de Ouest-France.
Sur la photo, en décembre à Gaza, elle témoigne « Ce soir-là avec Yousif Salah Al Farra, nous avons échangé nos stéthoscopes. Il m’a offert celui avec lequel il a soigné tant de patients depuis le début de la guerre et m’a dit qu’il continuera avec le mien. Un jeune médecin d’une compétence et humanité exceptionnelles »

Elle a accepté de témoigner de cette mission et de ses actions à travers une visioconférence organisée par le Mouvement de la Paix.
Nous vous invitons à cette visio en cliquant sur la ligne en dessous
 mercredi 7 mai 7 mai 2025 à 18h00 en visio.




mercredi 27 mars 2024

Mahmoud

 

L’arbre du silence porte les fruits de la paix
- Proverbe arabe -
Voici l'Histoire vraie de Mahmoud, simple paysan du village de Jalud en Cisjordanie, dans les territoires Palestiniens occupés.
Une histoire comme beaucoup d'autres...
Pour ceux qui ne savent pas vraiment ce qu'il s'y passe, pour tous les autres aussi.


** MAHMOUD **
C’est l’histoire d’un simple paysan
Qui chaque jour se rendait à son champ
Mahmoud, à flanc de colline, marche doucement
D’un calme impassible, il est seul avec le vent
À l’horizon se dressent d’innombrables Oliviers
Qu’il cultive avec amour et ardeur
Des arbres centenaires, parfois millénaires
Sur cette terre qu’il aime tant car hérité de son grand-père
Mahmoud vit à Jalud en Cisjordanie
La terre est aride, mais le sol fertile
De jour comme de nuit, Mahmoud fabrique de l’huile
Un savoir-faire ancestrale issu d’une tradition familiale
C’est l’amour de la terre transmis par ses parents depuis petit
La colline comme la plaine n’avait plus aucun secret pour lui
C’est grâce à elle qu’il obtenait de maigres économies
Au fond d’une sacoche quelques shekels
Pour que ses enfants au village puissent fréquenter l’école
Apprendre à compter et à lire les Oliviers
Emblème national et symbole de paix
Dont parfois le rameau s’égare sur des chemins guerriers
Mahmoud ne savait rien faire d’autre
Que contempler ses arbres aux premières lueurs de l’aube
Mais Mahmoud est inquiet
Il pointe l’horizon du doigt, le regard anxieux, les sourcils plissés
Des dizaines d’habitations surplombent maintenant ses champs d’Oliviers
Depuis peu se sont installées des colonies Israéliennes
Alors il surveille les baraques des colons qui dominent la colline
Et culminent à quelques centaines de mètres au-dessus de la plaine
Mahmoud voit bien qu’elles se rapprochent de son domaine
Et que les colonies petit à petit s’accaparent des terres Palestiniennes
Motivés par la haine, il est fréquent que des colons
Viennent dans son champ l’agresser et abimer ses plantations
Lorsqu’ils ne sont pas coupés, les Oliviers sont déracinés
Mais le pire affront ce sont les colonies qui déversent leurs eaux usées
Mahmoud sait bien que leur but est la terreur
Pour que lui et sa famille décident de partir ailleurs
Et l’histoire se répète inlassablement
Histoire de colonisés et de colonisateurs
Une histoire décidée par d’autres en occident
Une Histoire qui n’avait rien à faire dans la vie d’un simple paysan…
Mahmoud n’a jamais cru aux accords d’Oslo
Qui ont divisé la Cisjordanie en plusieurs morceaux
La Zone A, la Zone B et bien sur la Zone C
Celle où malheureusement se trouve son champ d’Oliviers
Celle où il doit demander un permis la tête baissée
Pour construire ou simplement clôturer
Tout en sachant que celui-ci lui sera forcément refusé…
Chaque Mahmoud possède en lui une injustice
Chaque Palestinien a dans sa mémoire un exil de gravé
De la maison familiale, son grand-père autrefois fut expulsé
De son champ, son père un matin le vit rempli de bulldozers
Et les humiliations quotidiennes rendaient sombre le visage de sa mère
Mahmoud se souvient qu’à 8 ans, sur des chars il jetait des pierres
C’était ainsi qu’allait la vie en Cisjordanie occupée
Les rameaux d’Oliviers se brisaient sur la réalité
Entre des rêves de paix et des espoirs déchirés
Que restait-il à Mahmoud si ce n’était ses branches d’Oliviers ?
Mahmoud songeur reprend ses esprits
Aujourd’hui c’est l’Aïd, il ne va pas au champ
Il laisse les oiseaux dans les arbres leur siffler des chants
Avec toute sa famille, il célèbre la fin du Ramadan
Autour du repas, des oncles, des tantes et des parents
De modestes cadeaux sont offerts aux enfants
Il y a dans l’air des parfums d’orient et la fumée d’encens
Les sourires reviennent, on oublie tout le temps d’un instant
On joint les mains pour se remplir de bénédictions
Lorsque le téléphone sonne, Mahmoud s’attend à des félicitations
Puis au même moment lui traverse un mauvais pressentiment
Son ami lui annonce que ses Oliviers sont en feu
Toute la famille accourt la peur dans les yeux
La fournaise est dense, le sol si aride, le soleil écrasant
Avec son frère, Mahmoud essaye de maitriser les flammes
Mais le brasier est intense et aujourd’hui il y a même du vent
L’histoire tourne au drame
Alors Mahmoud, impuissant
Et la mort dans l’âme
Décide d’appeler les autorités Israéliennes
Souvenez-vous, ce sont elles qui contrôlent la zone C
En Cisjordanie occupée…
Lorsqu’elles arrivent sur place, il est déjà trop tard
La terre de son grand-père n’est plus qu’un vaste cimetière
Des squelettes sombres d’Oliviers jonchent le sol
En une fraction de seconde, son champ part en fumée
Quelques cendres ici ou là sont disséminées
Mahmoud jette un regard sur la colline
Il sait bien au fond de lui que ce n’est pas un incendie
Il prend une pierre dans la main
Et se souvient alors de lorsqu’il était gamin
Il la repose par dépit, de toute façon ça ne changera rien
Pour la première fois de sa vie
Les joues de Mahmoud ont connu la pluie…
Qu’allait-il contempler aux premières lueurs de l’aube ?
Chaque Olivier en Palestine raconte l’histoire de Mahmoud
On peut parfois dans les branchages entendre le son du Oud
La vie était ainsi en Cisjordanie, dans le village de Jalud
L’histoire d’un simple paysan
Qui chaque jour se rendait à son champ

: Maalik
Visuel : Maalik



L'oiseau et le chat



Gaza, Palestine, 16 octobre 2023

Un texte écrit cette nuit, car on ne parle jamais des animaux.
L'oiseau et le chat, "dommages collatéraux".


L'OISEAU ET LE CHAT ------
« Papa, les animaux ils font la guerre eux aussi ? »
« Non… enfin je ne crois pas »
« Alors lui là, l’oiseau, il a fait quoi ? »
« Je crois qu’il n’a rien fait et qu’il s’est trouvé là à un moment où il ne devait pas être là »
« Mais là, c’était chez lui pourtant…c’est où déjà ? »
« À Gaza, en Palestine… c’était chez lui oui… tu sais l’oiseau il est partout chez lui, regarde y’en a plein dans le jardin, d’ailleurs il ressemble un peu à ceux qui viennent le matin »
« Oui, sauf que ceux dans le jardin ils ont l’air content, et surtout ils sont vivants »
« C’est vrai… »
« Oui, moi j’aime bien les oiseaux Papa, ils sont gentils. J’aime bien quand on leur donne à manger. »
« Je crois qu’ils se sentent bien ici, et surtout nous ça nous fait du bien de les voir. Tu sais, l’oiseau c’est un peu le symbole de la liberté »
« Papa, l’oiseau là, il était Palestinien ou Israélien ? »
« … »
« Tu dis rien Papa ?
Pourtant t’aimes bien les oiseaux Papa ? »
« Oui mais je ne sais pas,
Un oiseau c’est un oiseau, sa terre c’est le ciel peut-être »
« Si c’est la liberté Papa, pourquoi il est pas parti dans son ciel ? »
« Peut-être qu’il n’a pas eu le temps. Parfois les oiseaux viennent visiter les humains comme nous et prendre de nos nouvelles. »
« Papa, j’ai vu des gens partir de leur ville, avec des sacs sur le dos, des enfants de mon âge aussi, ils avaient l’air triste… pourquoi l’oiseau il est pas parti avec eux lui aussi ? »
« Peut-être qu’il mangeait, peut-être qu’il buvait, peut-être qu’il pensait avoir le temps, peut-être que c’était chez lui aussi et qu’il voulait rester… Et puis si les oiseaux sont libres dans le ciel, la vraie liberté c’est celle d'avoir un endroit où se poser »
« Alors il est courageux l’oiseau, Papa. »
« Très courageux, très… »
« Pourtant, on ne parle jamais des oiseaux dans les guerres »
« Non c’est vrai, jamais »
« Et le chat, lui Papa, il est quoi ? Palestinien ou Israélien ? »

: Maalik
Poem Writer, Poète, Slameur, Artiste, à La Rature
: WAFA- Agence de presse palestinienne
Photos prises à Gaza (Palestine) en Octobre 2023.




Je suis Palestinien et Yéménite





انا يمني أنا فلسطيني
في أرض الشمس تشرق ،
أنا ولدت من تاريخ الحرية ،
فلسطين ويمن ، قلبي ينبض بهما ،
أصوات القضية تهمس في دمي.
فلا أنا عربي ولا كردي ،
لست أمازيغي أو تركي ،
لست أفغاني أو إيراني ،
فأنا فلسطيني ويمني.
في غيمة الأمل تحلق ،
من بيروت إلى صنعاء ،
يتسابق الحلم في أفق السماء ،
ينادي بالحق والعدل في رشقة صاعقة
يحي يشاوي.
Je ne suis ni arabe, ni kurde,
Ni amazigh, ni turc,
Ni afghan, ni iranien,
Je suis Palestinien et Yéménite.
Sur cette terre où le soleil se lève,
Je suis né de l'histoire de la liberté,
Palestinien et Yéménite,
mon cœur bat pour eux,
Les voix de la cause
murmurent dans mon sang.
Ni arabe, ni kurde,
Je ne suis ni amazigh, ni turc,
Ni afghan, ni iranien,
Je suis Palestinien et Yéménite.
Dans le nuage de l'espoir, je plane,
De Beyrouth à Sanaa,
Le rêve concourt dans l'horizon du ciel,
Appelant à la justice
et à la vérité en combat.
Yahya Yachaoui
In the land where the sun rises,
Born from the history of freedom's prizes.
Palestinian and Yemeni, in my heart they dwell,
Whispers of the cause in my blood, they swell.
Not Arab, not Kurdish in my essence,
No Amazigh, no Turkish presence.
Not Afghan, nor Iranian in identity,
Palestinian and Yemenite is my unity.
Soaring in the cloud of hope's embrace,
From Beirut to Sanaa, dreams race.
In the sky's vast expanse, a beckoning call,
For justice and truth, a lightning thrall.
Yahya Yachaoui
Como complemento, esta contribución de mi amigo Saïd.
En esta tierra donde el sol amanece,
Nacido de la historia de la libertad en pieza.
Palestino y yemení, laten en mi corazón,
Los susurros de la causa en mi sangre, canción.
Ni árabe, ni kurdo en mi esencia,
Sin amazigh ni turco, sin presencia.
Ni afgano ni iraní en identidad,
Palestino y yemení, mi unidad.
Surcando la nube del abrazo de la esperanza,
De Beirut a Sanaa, los sueños avanzan.
En el horizonte del cielo, un llamado resuena,
Por justicia y verdad, en un relámpago que envenena.

Yahya Yachaoui

mardi 18 mai 2021

L'enfant de la guerre



L’enfant de la guerre



Un monde? quel monde !
Immonde .
Où l’enfance est une terreur et une maltraitance .

La guerre est un calvaire,
La guerre me met en colère.
Dans ma tête c’est une bombe nucléaire .

La nuit c’est une autre histoire ,
j’arrive plus à dormir, j’ai peur.
Dans ma tête, il fait tout noir,

la nuit, oui,
des ennuies.
Est ce que demain serais-je encore en vie?
De toute façon, je n'ai plus envie.

J’ai perdu mes frères,
mon père et ma mère.
J’ai un goût amer.
Ma vie est un enfer
Je suis vénère,

Choquée.
Chaque jour est un drame
qui se trame,
Des maisons qui crament .

J’entends plus rien,
j’ai mes oreilles qui sifflent.
Non ce n’est pas une alarme,
c’est le bruit des armes.
Ça me manque le calme .

Quelle déception!
On est qu’une diversion.
je ne trouve plus de direction,
on n'est plus en protection.

Je suis un enfant de la guerre.
Oui chez moi, je n’ai plus d’abri
à cause des fusils,
en plein air
comme des bougies.
oui c’est la magie.

Maman! Reviens,
j’ai faim,
je veux des câlins.
Où est mon coussin?
regarde ce que je deviens.
Je deviens zinzin.

La guerre est sans FIN.

◦

Maazouzi Fatima




lundi 25 juillet 2016

Je suis palestinien, et j’ai un rêve





Je suis la dignité d’un peuple colonisé, opprimé, spolié, assassiné en silence, et j’ai un rêve
Je suis la terre volée, déchirée, vampirisée, et j’ai un rêve
Je suis la voix de la résistance et de la clairvoyance, et j’ai un rêve
Je suis la mémoire et les paroles vives de la Palestine, et j’ai un rêve
Je suis les droits inaliénables d’un peuple occupé, et j’ai un rêve
J’habite un peuple digne et débout, et j’ai un rêve
Je suis l’amour de la terre et la lutte pour la survie, et j’ai un rêve
Je suis le pouvoir des mots qui dépasse l’impossibilité d’agir, et j’ai un rêve
Je suis un palestinien qui sait braver son destin et j’ai un rêve
Je suis un palestinien qui hait la haine et j’ai un rêve
Je suis la douleur endurée dans la constance de l’espoir, et j’ai un rêve
Je suis la persévérance d’une population
Qui vit  un insoutenable pérenne et j’ai un rêve
Je suis la ténacité  d’un peuple phare,
Un peuple dont le monde libre se détourne et j’ai un rêve
Je suis la noblesse d’une cause de justice, et j’ai un rêve
Je suis le citoyen qui a subi toute une  histoire lourde et noire, et j’ai un rêve.
Je suis la justice qui ne pourra être étouffée indéfiniment, et j’ai un rêve.
Je suis l’humanité préservée dans l’adversité et le combat, et j’ai un rêve.
Avec force, énergie, foi, et grandeur d’âme, j’annonce  ce rêve.
Avec beauté, fierté et espérance, j’exprime ce rêve.
D’une parole brillante et respectueuse, je révèle ce rêve.
De ma terre tolérante de patience et de fraternité, je dis ce rêve.
Sur la colline des oliviers, je clame  ce rêve.
Sur les feuilles du printemps, avec le sang qui rougit nos visages, j’écris ce rêve.
Alors que le monde est en cage et muselé, sourd et muet, je dévoile mon rêve.
Avec les mots qui traduisent l’espoir et traversent les murs,
Avec ma poésie, cette arme de paix, je crie mon rêve.
Ma poésie affirme la primauté et l’universalité de l’humain
C’est une poésie d’une  force sans pareille
Elle se moque des frontières
Car ils ne peuvent  la bâillonner  et entretenir la résignation.
Oui, avec ma poésie, je raconte  ce rêve.
Même si la paix est inéluctable, je dis mon rêve
Même si l’ignoble est toujours au bout de l’injustice, je décris mon rêve
Même si l’actualité est brûlante, confuse et irrationnelle, j’exprime mon rêve
De ma prison à ciel ouvert, je parle de mon rêve
Avec des mots intenses magnifiés par les combats, voilà mon rêve.
Mon rêve est lucide et  transparent.
Mon rêve est bâti avec patience et humilité.
Mon rêve est l’ultime espoir face aux bourreaux.
Mon rêve renversera les montagnes et traversera le fleuve des années.
Mon rêve dénoncera la sordide et honteuse attitude de l’occupant.
Mon rêve dépassera le sentiment d’impuissance et d’absurdité.
Mon rêve pressent les premières fraîcheurs annonciatrices de notre liberté.
Mon rêve est plus humain que mes geôliers et leurs complices.
Mon rêve sort des ultimes larmes de notre cœur.
Mon rêve s’inscrit dans la pensée universelle.
Mon rêve luit comme une paume laborieuse.
Mon rêve remplit le cœur des opprimés d’une grande joie.
Mon rêve est beau comme l’odeur généreuse du café de nos mères
Et le thé vert, fleuri et délicieux de nos grand-mères.
Mon rêve se fait assassiner tous les jours, sans décence.
Mon rêve souffre pour parvenir à un droit, juste un droit.
Mon rêve est impossible à briser, à faire taire
Car c’est le rêve noble d’un enfant palestinien innocent.
Mon rêve pacifiste ensemence les cœurs.
Mon rêve résiste comme notre branche d’olivier, symbole de paix
Que l’occupant veut déraciner, étouffer et anéantir.  
Mon rêve maintient la flamme de la vie et ne cache pas ses espérances.
A ce rêve, coloré du drapeau palestinien,
Ma détermination donnera plus de résonance.
Je voudrai réaliser ce rêve
Malgré les fous et leurs taupes qui cherchent à le briser. 
Il est proclamé haut et fort
Malgré le vice israélien parvenu à son paroxysme
Et inspiré par un sentiment exacerbé de toute puissance,
Malgré cette arrogance à vouloir l’écraser.
Ce rêve est chanté par un poème qui ne sera jamais inachevé
Car une plume affûtée écrit ses mots.
Le rêve que je vous annonce les yeux embués s’approche 
Ce rêve qui résiste aux oppresseurs, le voici :
Ne pas devenir un cadavre,
Ne pas mourir dans une geôle israélienne,
Ce rêve est que ma terre soit cultivée par les mains et non par le sang,
Que ma Palestine soit  libérée du joug des oppresseurs de l’ombre,
Que l’espoir soit à son comble,
Que les lambeaux de la nuit enjoignent
De résister au courroux d’Israël,
Que la paix dans la justice règne,
Que nos jours soient toujours plus lumineux
Malgré les lendemains incertains,
Qu’on en finisse avec les décisions arbitraires, illégitimes et illégales de cet état d’apartheid,
Que les colonies, cauchemar de l’occupation, disparaissent,
Que  nos enfants prennent sans crainte le chemin de l’école,
Que les étoiles remplacent dans notre ciel
L’essaim des avions militaires,
Que les rayons du soleil fassent chatoyer  nos collines
Que le monde se réveille,
Que  les crimes  banalisés de l’occupant ne restent pas impunis,
Que le blocus immonde infligé à Gaza soit levé,
Que la violence au quotidien prenne fin,
Que s’effacent les larmes de nos mères,
Que cesse la douleur de mon peuple,
Que le mur de la honte disparaisse,
Que les grandes puissances cessent de cautionner l’impunité de cet état illégal,
Que soient bannis  des mots comme :
Occupation, guerre, colonisation et violence,
Que la douce colombe de paix, un rameau d’olivier palestinien dans le bec
Se pose doucement sur l’épaule de notre mère Palestine enfin libérée,
Que la lumière de la paix brille sur notre pays,
Que justice soit faite,
Que nos enfants grandissent dans la paix!
Alors, oui, je rêve d’écrire le poème de la victoire
Mais surtout je rêve 
De pouvoir témoigner de la vie et non  de la mort.

Ziad Medoukh

samedi 23 juillet 2016

Palestine appelle le monde


Je suis la Palestine,en flammes mais non calcinée.
Je suis la Palestine,blessée mais non saignée.
Je suis la Palestine veuve mais non orpheline.
Je suis la Palestine fragilisée mais non en ruines.
Réveille toi ,ma Oumma ,sors de ton coma profond.
Comment peux tu nous laisserà un lâche abandon?
Main dans la main,unissons-nous, mes frères.
Libérons ce peuple, des griffes de son cerbère.
On nous a toujours dit que l’union fait la force.
Et la force des peuples est une véritable amorce.
Si nous faisons bloc contre ces super-puissances.
Aucun pouvoir,aucune armée ne nous fera offense.
Et par la volonté et le pouvoir des liens humains,
Palestine renaîtra de ses cendres et vaincra enfin.

(Guessoumi Hafida)

jeudi 14 juillet 2016

Palestine

Palestine, pays d’amour, de volonté, de résistance, et payés des oliviers arrachés
Pays où l’homme s’exprime son amour sans qu’il soit caché,
Où l’homme peut mourir pour qu’un olivier soit planté
Il peut mourir pour qu’une goutte de sang ne soit pas coulée
Il peut mourir pour qu’une larme ne soit pas versée


Palestine, pays des enfants forts
Avec leurs pierres ils ont pas peur de la mort
Ils affrontent les grands missiles pour défendre ce qu’ils adorent
Ils rêvent d’un lendemain où ils ne trouvent pas des morts


Palestine, pays des femmes courageuses
Où elles deviennent défenseuses
Elles défendent leur famille, leur maison et leur terre malheureuse
Elles font tout pour que leur vie ne soit pas dangereuse


Palestine, pays des jeunes qui rêvent de la liberté
Ils se sacrifient pour leurs pays et pour que leur rêve soit une réalité
Ils tiennent à leurs principes même s’ils trouvent des difficultés
Ils offrent leur vie pour que la PALESTINE soit libre pour l’éternit
é
Sana

samedi 2 juillet 2016

Palestine, ma Palestine

Palestine 

Palestine ! Ma Palestine, je sais que tu saignes, 
Entre guerres intestines, ton peuple baigne 
Dans les rues voisines et les balles l'atteignent 
Dans des flots d'hémoglobine de tes ruines. 


De Napelouse à Jénine, partout le KO règne, 
Occupée avec tes djins, pourtant tu enseignes 
À tes enfants le dine, ton combat et ses scènes, 
Pour redéfinir les lignes dépassées au Golan. 


J'ai ton drapeau sur la peau, ton hymne au coeur, 
Dans mon sang, mes sursauts, je te libère, 
De ce mur, des écriteaux qui ne laissent pas vivre, 
Tes passions, ton Horizon plus que ton avenir. 


Tes enfants incarnent l'espoir au fond des trous, 
Et font des pierres, de l'Histoire, deux coups. 
C'est leur devoir, leur savoir, porté sur le dos, 
Leurs épaules de mémoire faisant peu pour beaucoup. 


L'histoire se répète ! On n'en tire aucune leçon ! 
Hier Auchwitz, aujourd'hui, camps de concentration, 
Séparant les bêtes des humains avec des lamentations, 
Pour éviter qu'on se donne la main dans l'évolution. 


Tu panses tes plaies, et tu enterres tes martyrs, 
La pelle à la main, des gens veulent aussi mourir. 
C'est lot du quotidien pour des gens voulant grandir, 
Mais traiter comme des chiens sans rien à perdre. 


Tu as tout perdu : ta liberté, ton droit d'exister. 
Et tu dois ton salut, ta fierté, aux condamnés, 
À ces innoncents qu'on exécute même pas jugés... 
Juste présumés, avec des charges, bien placés. 


J'ai vu un génocide de tes enfants : Sabri et Chatilla, 
Sous le regard placide d'hommes sans le petit doigt, 
L'index pour pointer les faits, crimes de sang froid, 
Les coupables des méfaits, bien portants, bien droits. 


J'entends les cris de tes hommes et des tes femmes, 
Torturés et humiliés en prison par des "sans âmes" ! 
Il y fait froid, j'en tremble de peur et de larmes, 
Loin du raisin de la colère qui appelle aux armes. 


J'ai trop chaud. Comme toi. C'est quoi ces monstres ? 
Ces salauds qui tirent sur des enfants des "Autres ?" 
Je ne comprends pas "tu ne tueras point les Nôtres !" 
Quand les nôtres sont tiens, humains, sans nul Apôtre. 


L'ère est malsaine ! Les hommes n'évoluent en rien : 
C'est l'âge des pierres, en prières pour le Chemin. 
Des croix, des étoiles et la lune on un lien commun : 
Le Ciel pour lequel rien n'existe, même le Terrain. 


C'est immonde ! Invivable, une seconde, poignée de main ! 
Car le Malin, l'Axe du bien, inonde l'esprit sain 
De quelques biens : armes blondes des bons à rien : 
Qui s'ennuient au Monde et veulent forcer le destin. 


Je crois en tes blessures et je crois à la paix 
Autour d'une table ronde, des esprits éclairés, 
Enfants d'Abraham, se donnant la main, salués, 
Pour leur courage et le capacité à se pardonner. 


Voilà comment vivre, voilà comment prosperer ! 
Pour peu que l'homme soit libre et respecté, 
Tout est possible, même ivre de joie et liberté... 
Mais ceci est ton rêve que tu voudrais tant partager. 
(Droits réservés)

Môh Tsu 
Le 23/04/2006