Bienvenue sur le blog

Conçu avec comme objectif de venir en aide de manière concrète au peuple palestinien, le blog se verra ajouter des liens vers des associations humanitaires qui oeuvrent en faveur du peuple palestinien et spécialement de l'enfance palestinienne et de l'éducation et de la culture. J'espère que vous prendrez plaisir à lire les poèmes et que vous en profiterez pour découvrir les nombreux projets menés. Je recherche des poèmes écrits en français en relation avec la Palestine.

samedi 8 avril 2017

New Suggestions

New Suggestions
Out of what lair did the earthly tyrants escape?
Nero burned Rome twice, then composed a discordant tune
he went on playing till the city sang with him.
Holako who inherited that melody
set fire
to the world's library, the river ran
with ink, and from the ashes was born
the language of the locusts which rose
to thank the madman.
After the salutations to madness, Hitler came
(..) but unable to be appeased,
had to include the sea
in his vital destruction,
and war at sea, turmoil on land,
combined in their angry conflagration.
I too have seen a tyrant-
whose power diminished the other three.
he has committed every atrocity,
and yet: in his day,
there were five poets,
who took to silence. 
(Ahmed Dahbour)


mercredi 14 décembre 2016

Distant light

Distant light
by Walid Khazindar, a poet born in Gaza City
loose translation by Michael R. Burch

Bitterly cold,
winter clings to the naked trees.
If only you would free
the bright sparrows
from the tips of your fingers
and release a smile—that shy, tentative smile—
from the imprisoned anguish I see.
Sing! Can we not sing
as if we were warm, hand-in-hand,
shielded by shade from a glaring sun?
Can you not always remain this way,
stoking the fire, more beautiful than necessary, and silent?
Darkness increases; we must remain vigilant
and this distant light is our only consolation—
this imperiled flame, which from the beginning
has been flickering,
in danger of going out.
Come to me, closer and closer.
I don't want to be able to tell my hand from yours.
And let's stay awake, lest the snow smother us.

Walid Khazindar was born in 1950 in Gaza City. He is considered one of the best Palestinian poets; his poetry has been said to be "characterized by metaphoric originality and a novel thematic approach unprecedented in Arabic poetry." He was awarded the first Palestine Prize for Poetry in 1997.

I'm your child



I'm Your Child
by Israa Thiab

I want to live, I want to love
If you let me dear sir
I want to play, I want to learn
Look at me, I know you care

Look at me... For I'm flesh as much as you are
for I have a heart... I laugh... I cry
Look at me dear sir, look into my eyes I dare you
and tell me how I deserve to die

I'm not a chess piece, I'm a child
I'm not a number, I'm a child
I'm not a lab rat, I'm a child
Look at me dear sir ... I'm YOUR child

Israa Thiab is a Palestinian refugee by birth, holding Jordanian nationality. She was born to a political activist father, and is adamant that she will continue to fight her father's fight against injustice and oppression not only for Palestinians but on a global level.

lundi 14 novembre 2016

Espoir qui dépasse douleur

Espoir qui dépasse douleur
Bombes d’épouvante qui tombent,
Euphémismes ravageurs,
Horreurs d’un conflit long, long, si long
Victimes innocentes
De grands malheurs
Et de pertes cruelles.

Le sang n’ a pas fini de couler,
Les cadavres s’entassent,
Des montagnes de cadavres
Dans une Palestine martyrisée,
Effroyablement torturée,
Accablée de meurtres et de blessures,
Une Palestine épuisée et démunie,
Dans son ghetto.

Massacres et violences perpétrées à l’infini
Par une idéologie sanguinaire,
Contre une population soumise à une politique de terreur,
En toute impunité,
Par une occupation monstrueuse, insidieuse et terrifiante,
Devant un monde officiel qui est en train de perdre la raison,
Un monde assis dans le fauteuil de son indifférence !
Et le silence des agneaux se fait dans sa conscience atrophiée !

Un peuple digne
Face à l’oppression ,
Et l’angoisse du déracinement.
Pour tous, l’incertitude du lendemain,
Une vie dans la désolation,
Sur une terre rieuse et irréductible,
Une terre de silence et de bruit,
Terre de souffrance et d’oubli,
Terre exsangue que l’on dépèce et morcèle
Mais terre d’espérance et de vie !

Et dans un ciel où tourne un soleil noir
Un soleil pointe à l’horizon parfumé.
Des avions de chasse qui déchirent,
Une énorme libellule de fer qui sillonne
Le ciel bleu,
Et l’air bourdonne et gémit.
Une gerbe de gouttes multicolores éclabousse ce ciel
Le vent laisse là son flûtiau et sonne dans la trompette.

Une vie qui retrace la douleur d’un peuple,
Un élan au vécu quotidien,
Force et puissance de l’espérance !
Préservation des îlots de vie et de respiration!
Ce courageux et invincible peuple
Chante chaque jour l’hymne de l’espoir
D’une façon humble et obstinée
Qui suscite le respect des braves solidaires,
Avec leur fraternité plurielle
Et leur soutien indéfectible.


Convaincu que celui qui résiste ne peut pas perdre
Et qu’on ne peut jamais enfermer l’espoir
Ni tarir la source d’espérance.
Mort à l’injustice et à l’injure, sous toutes les latitudes !

Ce peuple demeure dans l’espérance et dans la dignité
Son sourire n’a pas de prix,
Sa vitalité de joie et de bonheur
Arrachée au pire,
Sa confiance déroutante en l’avenir
Un avenir apaisé, indispensable et inévitable
Sur lequel se lèvera demain un soleil victorieux du fardeau,
Fidèle à son principe :
La vie est là, les ombres sombres ne la briseront pas!
Ziad Medoukh