Bienvenue sur le blog

Conçu avec comme objectif de venir en aide de manière concrète au peuple palestinien, le blog se verra ajouter des liens vers des associations humanitaires qui oeuvrent en faveur du peuple palestinien et spécialement de l'enfance palestinienne et de l'éducation et de la culture. J'espère que vous prendrez plaisir à lire les poèmes et que vous en profiterez pour découvrir les nombreux projets menés. Je recherche des poèmes écrits en français en relation avec la Palestine.
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vendredi 4 novembre 2016

Le vagabon Palestinien



Au milieu de la destruction, de la subversion et du ravage 

Je crie, enfants massacrés et femmes assassinées nuit après nuit

Il y en a si tant tuant dans des carnages abattage 

Je médite sur ces massacres puis je m'enfuis

Mes larmes brûlantes coulent sur mon visage

Un enfant qui voit ses parents déchiquetés devant lui

Tombés sur le terrien d'une façon sauvage

Ma main sur la gâchette, je continuerai à résister

Pour supprimer votre fausse existence

se vengeant des innocents torturés, victimes de violences

 Etant dénuée d'humanité et d'affabilité

 Notre âme restera malgré vos tortures

Malgré vos missiles qui fendent même les murs

 Malgré vos guerres monstrueuses qui durent

 Malgré tous les pays qui prétendent de la paix pur

Qu'est-ce que vous avez fait pour moi?

Dites-moi, dites-moi…

Pour me donner le moindre espoir vie et pour protéger mes droits

Dites-moi, dites-moi…

Qu'avez-vous fait contre cette armée qui dépasse toutes les lois?

Dites-moi, dites-moi …

 

 Je ne sais plus, si c'était votre crime ou ma foi

Quand allez-vous vous réveiller cette fois?

Dites-moi, dites-moi …  

  Pourquoi vous fermez vos oreilles devant ma voix?

Dits-moi, dites-moi…

Pourquoi  vous mettez les obstacles devant ma joie?

Dites-moi, dites-moi…

De quel droit vous permet de tuer l'innocence?

Dites-moi, dites-moi…

Vous massacrez les enfants au noms de la défense!!

Dites-moi, dites-moi…

 vous voulez après tous ces vandalismes que je me soumette à vos ordonnances!!

Dites-moi, dites-moi …

?! Jusqu’à quand garderez-vous vos yeux fermés devant ma souffrance

Dites-moi, dites-moi …

 Où est la paix qui n'a plus aucun sens?

Dites-moi, dites-moi …  

 Qui vous fait angoissé et menace votre existence

 Dis-leur que je resterai ici et mourrai ici

Dis-leur que j'ai une place sur cette terre

Dis-leur que je vis ma vie malgré cette barbarie

Dis-leur qu'un jour, on entendra l'écho des prières

Dis-leur que notre pays sera illuminé à l'infini

Il ne me reste qu'une lueur :

 L'espérance d'une vie pleine de bonheur

Une vie sur ma terre sans guerre 

Loin de la mort, de la peine et de la douleur

C'est la vie d'une personne qui est née  Gazaouie

Que les terroristes ont spolié sa vie

Son seul crime est qu'il aime son pays

Son rêve a été anéanti

 Voilà, ma série est finie!

 Jeudi 2 juillet 2015 
Inass Abou Zayda              
Département de français
Université Al-Aqsa-Gaza

Un cri d'âme



Les pas deviennent lourds, mon corps chétif ne supporte plus
Le sentier est fermé et plein de barrages, je continue
J’avance  un peu plus, parmi les démolitions et les ruines
Je crie à haute voix : « pardonne-moi ma Palestine »  

Un policier, fusil en bandoulière, me lance : « tu es terroriste !! »
Je lui rétorque que j'ai le droit de vivre et je résiste
Je refuse d'être soumis à vos lois répressives
Je suis désobéissant à vos ordonnances oppressives
Je marche en levant le front sans courber l’échine
le sang coulant dans mes artères est épris de la Palestine

Je suis le seul dont vous méprisiez les droits et la foi
Cependant, je reste debout tel un éclat de soleil dans la grisaille et le froid
C'est moi que vous essayez de toutes les façons de détruire
Bien que je persiste à continuer mon chemin en gardant le sourire
Malgré les barbelés, je porte mon drapeau à bout de bras
Jusqu'au dernier moment, je vous défie, c'est mon droit d'être là
Est-ce parce que je veux vivre dans la dignité que je suis si haïssable ?

Vous massacrez et bombardez puis vous racontez des fables!
Vous assassinez des milliers de gens dans des carnages incroyables
Dites-moi lequel de nous est le bourreau indomptable?
Qui provoque les bombardements dans les tremblements et  le vacarme! 
Et qui effraye les bambins  avec ses armes !
Qui tue l'innocence et spolie l'enfance !
Qui prend pour cible les enfants pendant leurs vacances !
En employant les hélicoptères, les blindés et les canons!
Tandis qu’avec mes propres mains je défends ma maison

Pourquoi ôtez-vous à ces petits innocents la jouissance de l’existence?
Pourquoi vous remplissez leur vie de peines et de violence 
Il m'a répondu avec colère: « arrête de jaspiner et de bavarder 
Ici,  c'est notre terre, vous n'êtes que des étrangers »
Ses mots m'ont rappelé ce que mon grand-père m'a raconté
Lorsque tout le monde depuis longtemps nous a abandonnés
Nous a laissé défendre tout seuls la terre, triste réalité!

Puis ils nous ont  offert un morceau de pain et un verre de thé
Vous prétendez éprouver de la compassion et de la charité?
 vous êtes les plus éloignés de l'humanité
On n'a besoin ni de votre aide ni de votre pitié
Vous faites tout cela au nom de la justice et de la paix pure!
Vous réclamez de soutenir les Palestiniens, mais derrière les murs!
Vous regardez notre souffrance sans bouger, une vérité dure!
Restez plongés dans le sommeil et prenez votre sieste comme tous les jours 
On  ne veut même pas entendre vos murmures
Le jour de la libération est très proche, j’en suis sûr

Et le Palestinien courageux qui va libérer la Palestine, je vous jure
M’a dit: « chut, sinon je te tue, j'en ai marre »
Je me suis réveillé, apeuré, c'était un vrai cauchemar
Qui s’empare de moi chaque nuit, je suis tourmenté
Ton absence, ma Palestine me déchiquète, je suis peiné
J'ai envie de marcher dans tes rues et saisir la terre pleine de liberté
sans m'arrêter sur les frontières par les soldats qui manquent de sensibilité 
sous prétexte qu'ils veulent vérifier ma carte d'identité

où il est écrit en haut que je suis palestinien plein de vitalité 
Je le dis avec beaucoup de bonheur et de fierté
Je n’ai plus rien, tout est perdu,  il ne me reste que la dignité
Regardez! Je suis le palestinien qui refuse de se plier aux diktats en toute humilité
Ne t'inquiète pas ma fleur, demain on chassera tous les israéliens
Pour affirmer qu'on est tous sur cette terre des Palestiniens
Et dire au revoir à la tristesse, et aux chagrins
Les enfants vont jouer dans tes rues en chantant des refrains
Et on va entendre les you-yous et la voix de la joie
Et vivre dans le bonheur, en paix et en sécurité avec toi.

Mercredi 6 janvier 2016
Inass Abou Zayda
étudiante-département de français
Gaza-Palestine

jeudi 27 octobre 2016

Cœur hémorragique

Coeur hémorragique


Comme un vieux film, les images passent et repassent tous les jours 
Dans ma tête, mon corps est lourd et imprégné de douleurs.
Les victimes tombent successivement l'une après l’autre
Je ne sens même plus le parfum des fleurs.
Mes yeux desséchés et mon cœur fondu par la subjugation
Massacres, tueries, meurtres et encore humiliation  Le silence est plus atroce cette fois dans un monde qui ne respecte pas la loi 
Cela me rappelle d'une façon incessante   que je n'ai plus droit à la joie.
Un goût amer émane de mes mots certes mais que faire ?
Tout le monde ferme les yeux et on me demande de me taire ! 
J'ai enterré tant de mes proches et âmes innocentes que je ne peux compter.
Ne dites aucun mot et continuez comme d’habitude votre série préférée
On massacre mes enfants et on me dit, ne pleure pas.
On détruit ma maison et on me demande de garder la foi.
On te met réfugié dans une tente sous la tempête ; ne t'inquiète pas.
C'est une série d'incidents qui se répète mille fois 
Le malheur vécu dépasse ma capacité de m'exprimer.
Je n'ai plus de mots, je laisse mon cœur parler 
Il parle des terres qui sont draguées par le dragueur
Il parle angoisse , terreur , effroi , crainte et horreur.
Oh, mon cœur, reste calme et baisse ta voix 
Pour ne pas déranger nos présidents qui sont là pour ta joie 
Mille images et mille cadavres défilent devant moi sans fin
Je me suis assis, et j’ai mis ma tête entres les mains
Pour échapper de cette réalité qui manque de toute humanité 
Je n'ai plus qu'une seule envie, c'est de pouvoir dormir la nuit 
Qu’avez-vous fait pour me protéger et me débarrasser de la cruauté !
Vous m’aviez promis, vous faites bien les moqueries !
Tout en laissant couler mes larmes sur mes paupières.
J’ai mal au cœur pour les innocents qui sont dans les cimetières
Maintes fois, je me demande :
Sommes-nous sur cette terre uniquement pour souffrir ? 
Ou parce que nous résistons contre la violence, nous devons mourir ?
Est-ce que le fait que je sois palestinien menace votre existence ?
Hélas ! Le monde entier ferme ses yeux devant vos carnages
Et me demande sans scrupule de garder patience !
Encore me demande naïvement de dessiner le sourire sur le visage !
Au milieu et des balles perdues, de vacarme et des bombardements  Au milieu des cris des enfants orphelins et les bruits des canons, 
Au milieu de fusillade, des maisons détruites, des ruines 
Je crie à haute voix :vive la Palestine!
On plante des fleurs sur les ruines, les chagrins et les peurs
On garde le sourire pour combattre la douleur
On propage la joie malgré l’injustice dans cette vie 
Et le soleil de la liberté illuminera un jour nos visages meurtris à l’infini
Tel est notre rêve et tel nous vivons


Inass Abou Zayda (24/10/2016)